Les Québécois et le changement immédiat

C'est après quatre années de gouvernement libéral que les québécois ce sont exprimés à haute voix et de façon majoritaire à l'idée du départ de Philippe Couillard et l'entrée en matière d'un gouvernement caquiste et à mon avis, le processus qui a mené jusqu'au 1er octobre dernier n'a pas toujours été rose.

L'idée du changement

«Le changement» voilà ce qui a permis a Monsieur Francois Legault d'amorcer un nouveau chapitre avec son équipe de députés, en tant que parti majoritaire pour diriger le Québec de demain. Par contre, on est certainement en droit de se demander si ce n'est vraiment que le seul facteur ayant favorisé un climat plus qu'idéal pour l'élection de se parti tout juste sorti des fourneaux. Pour certains qui peuvent penser comme moi, la campagne pouvait déjà être décidée depuis bien longtemps, si on regarde bien les autres projets offerts aux québécois, soyons réalistes.

Francois Legault, lors de la campagne électorale.

Après plus de dix ans d'alternance entre les libéraux et les péquistes, le rouge ou le bleu, on avait enfin un projet permettant à la classe moyenne d'en avoir plus dans ses poches, du moins sur papiers et en plus, on a le sentiment que comme c'est nouveau, ça ne peut certainement pas être pire que les années précédentes.

Ce que ce parti offrait, ce n'était pas nécessairement le meilleur plan de match pour les quatre prochaines années, mais plutôt, la meilleure façon de dire au revoir au parti libéral de manière expéditive, sachant que les deux autres coureurs que représentaient le Parti Québécois et Québec Solidaire n'avait aucunement leurs chances dans ce mandat-ci, pour le futur c'est autre chose. Plusieurs ont votés en pensant à aujourd'hui et sans penser à demain, ne l'oublions pas.

Manon Massé lors d'un discours.

Parlant de ceux-ci, inutile de dire que Québec Solidaire a démontré de belles choses tout au long du parcours, avec un projet parlant à la prochaine génération, pour tous les 18 à 35 ans qui comme moi, s'inquiète plus de l'avenir de son prochain que de ce qui se trouve directement dans son portefeuille, oui ce n'est pas à négliger, mais pour avoir un portefeuille doit-il encore y avoir une Terre. Résistant aux attaques de Jean-François Lisée entre autre, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois on certainement eu fier allure, lorsqu'ils ont remportés plus de sièges qu'un des partis ayant eu tout au cours de son histoire, un nombre incalculable de fidèles.

Évidemment, peser ses mots aurait peut-être été plus juste pour l'ancien chef du Parti Québécois, qui a fini par payer le prix de ses attaques, plutôt que de récolter le fruit de son propre projet. En bref, ce qui sera retenu de ses élections c'est certainement la primeur de la nouveauté et la poussée de la nouvelle génération de citoyens qui un jour se feront entrendre, eux aussi, avec une voix encore plus forte.