Élections 2018; un verre d'eau à moitié vide

Au lendemain des élections, désormais dirigé par un gouvernement caquiste majoritaire, le Québec à fait entendre sans aucun filtre sa déception. Que ce soit sur Instagram, Facebook ou Snapchat j’ai pu lire des dizaines de publications dépréciatives accrochant des centaines de likes. Loin d’être en opposition avec les points évoqués, je me suis simplement dit : Mais pourquoi ne pas apprécier les petites victoires ? Pourquoi toujours en vouloir plus, comme si on allait changer le monde en une élection.

Notre province à perpétrer le souhait général, c’est-à-dire retirer le pouvoir des mains du parti Libéral. Et même si trente-deux candidats du PLQ ont remporté la victoire, notre « populaire » Couillard c’est retiré du décor.

Les jeunes se sont fait entendre, pour la première fois ils représentaient le tiers de l’électorat. Et c’est peut-être grâce à eux que Québec solidaire a décroché dix sièges, soit trois fois plus qu’à la dernière élection. Ça c’est une petite victoire, une victoire que l’on devrait célébrer. Tout au long de la campagne j’ai vu dérouler dans mon actualité Facebook des vidéos et des messages encourageants envers l’orange, mais une fois les élections levées ; nada ! Pourquoi ne pas être fier d’avoir triplé l’influence, d’avoir officialiser ce parti ; parti qui représente les valeurs de la jeune génération. Rome ne s’est pas bâtit en un jour, un Québec parfait non plus.

On devrait laisser place à l’optimisme plutôt que se morfondre sur le sort du Québec. Certes le gouvernement caquiste a émis des promesses électorales douteuses comme la baisse du taux d’immigration de 52 000 à 40 000 immigrants, mais il ne faut pas oublier que d’autres mesures font davantage de sens. Par exemple, augmenter le nombre d'inscriptions à la prématernelle soulagerait près de 22 000 places en garderie, investir dans les soins à domicile, financer le premier traitement de fécondation in vitro et bâtir une voie réservée au covoiturage et aux autobus.

Ce qu’on peut lire et entendre sur les élections me fait croire que la population voudrait tout changer en une soirée, mais il ne faut pas oublier que c’est nous, nous la province québécoise qui avons élu ce gouvernement. Le vote a été démocratique et non unanime, ça on l’a compris. Mais ce qu’il faut ce n’est pas de se plaindre pendant les quatre prochaines années, mais d’apprécier les petits exploits, de se faire entendre sur les enjeux qui nous tiennent à cœur et d’agir lors de la prochaine délégation de mandat.

À présent que nous avons tous vidé notre sac,

Faisons face à ce fardeau collectif,

Ensemble, maintenant.