Un résultat populaire ?

Lundi dernier avait lieu la 42e élection générale de l’histoire du Québec. La Coalition Avenir Québec (CAQ) a ravagé les régions du Québec récoltant 74 sièges à l’Assemblée nationale. Un résultat qui a chassé le Parti libéral du Québec (PLQ) et qui a amorcé la descente aux enfers du Parti Québécois (PQ).

Néanmoins, ce résultat n’est pas populaire. Selon le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), le taux de participation des électeurs est de 66,45 %, un des plus bas taux jamais enregistrés. Seulement 37 % des votes vont à la CAQ, mais 74 députés caquistes seront assermentés. Je crois qu’il est temps de changer le mode de scrutin. C'est également une promesse de François Legault.

« L’équipe du changement »

Les Québécois voulaient du changement. Pour la première fois depuis 1966, c’est un autre parti que le PLQ ou le PQ qui sera à la tête du gouvernement québécois. Or, peut-on effectivement dire « les Québécois »  ? Non, car 62,58 % des électeurs ont voté pour un autre parti que la CAQ. De plus, il ne fait aucun doute pour moi qu’élire la CAQ au lieu du PLQ, c’est comme échangé quatre trente sous pour une piasse. Ce n’est pas ce que j’appelle « voter pour le changement ».

François Legault n’a accordé aucune ou peu d’importance à l’environnement. Cet enjeu qui prend de plus en plus de place. Je ne suis pas convaincu que la CAQ ait la solution afin de remédier à la crise environnementale qui s’installe tranquillement.

Une percée historique

Québec solidaire (QS) a réalisé un exploit lundi dernier. Le parti de gauche est sorti de l’île de Montréal afin de couvrir un plus grand territoire. Avec deux circonscriptions à Québec (Taschereau et Jean-Lesage), le parti ajoute un député à Sherbrooke et en en région dans la circonscription de Rouyn-Noranda-Témiscamingue. Propulsé par les co-chefs Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, Québec solidaire est passé de trois sièges à l’Assemblée nationale à dix, dont six sur l’île de Montréal.

Des chutes prévisibles

Les partisans caquistes étaient festifs. On ne peut en dire autant des libéraux et des péquistes. Les deux partis ont vécu la pire défaite de leur histoire. J’ai été surpris de voir la CAQ avec une majorité puisque les intentions de vote entre le PLQ et la CAQ étaient très serrées. Du côté du PQ, la défaite est due en grande partie à l’éclosion de la CAQ. Toutefois, je crois que c’est l’aspect de « vieux partis » qui a poussé le PLQ et le PQ dans une chute catastrophique.

Je crois qu’il ne fait aucun doute que les libéraux rebondiront lors des prochaines élections en 2022. Au Québec, et particulièrement sur l’île de Montréal, le vote libéral a toujours été très fort. Pour ce qui est du PQ, il faudra que le prochain chef du Parti québécois trouve une solution afin de freiner cette descente aux enfers, sans quoi, je crois que c’est le début de la fin pour le PQ.

La vague caquiste qui a frappé le Québec le soir du 1er octobre.