À la recherche du vert!

Un raz-de-marée caquiste a enseveli le Québec le 1er octobre dernier après une campagne électorale qui a échevelé tous les partis politiques. L’absence de l’environnement comme thème central fut alarmant pour l’avenir des jeunes, comme moi, dont la portée semble sous-estimée par les politiciens de la vieille école.


Une campagne électorale, c’est un long marathon. 39 jours, 936 heures, 56 160 minutes à vivre dans une ville placardée par de multiples affiches électorales des partis politiques. C’est pénible pour certains, douloureux pour d’autres, alors que les plus optimistes y trouvent leur compte dans ce passage obligé. Après débats, entrevues et maintes discussions avec les citoyens, les politiciens ne semblent avoir compris l’enjeu principal à aborder : l’environnement.  Un sujet à grandeur planétaire qui fut relégué aux oubliettes par des politiciens trop attardés à la croissance économique d’une province endettée à plus de 276 milliards de dollars. Merci Manon Massé, tu as saisi que les grands épisodes de chaleur cet été n’étaient pas qu’une formalité, contrairement à tes homologues qui ne fut point interpellés par cet enjeu. Insouciants? Sans doute.

À mon avis, si Québec Solidaire tient sa ligne sur l’indépendance, ce n’est pas le parti de l’avenir. Sa forte popularité auprès des jeunes n’est due qu’à une seule raison: son souci pour l’environnement. Les jeunes électeurs ont voté pour le message, puisqu’ils n’ont que faire de la souveraineté; il souhaite simplement vivre sur une planète en santé. Quand tes solutions aux changements climatiques sont d’élargir les autoroutes et recommencer les forages sur l’Île d’Anticosti, l’espoir d’une planète verte reste un mythe.


Au cours de la campagne, j’ai été attristée par l’importance accordée à l’épicerie familiale à 75$ de Philippe Couillard dans les médias. C’est possible? Peut-être. On s’en fou? Un peu. Combien d’articles et de reportages a-t-on vus à ce sujet… Pitoyable. Et puis, la place de l’éducation dans la campagne électorale se réduit-elle à la maternelle 4 ans, l’abolition des commissions scolaires, la hausse des salaires des enseignants et la revitalisation des écoles? Les politiciens savent-ils qu’il est possible de poursuivre ses études après le secondaire? Les frais de scolarité dans tout ça? Six ans après le printemps érable, je suis scandalisée par le faible engagement des politiciens à cet égard.


Si on met la loupe sous ma circonscription, les résidents du comté de Borduas n’ont guère été étonnés lorsqu'ils ont ouvert leur téléviseur le soir du 1er octobre. Simon Jolin-Barrette fut réélu pour un second mandat par 11 412 voix, une majorité qui fait des éclats devant le Parti Québécois de Cédric Gagnon-Ducharme et Annie Desharnais de Québec Solidaire.

La logique a été respectée et M. Jolin-Barrette fut récompensé pour ses efforts à renforcer le lien entre les citoyens et la politique québécoise depuis quatre ans. Malgré une victoire arrachée par 99 votes devant le PQ en 2014 et une campagne agressive lancée aux abords du Richelieu pour la troupe de Jean-François Lisée, Simon Jolin-Barrette avait de bonnes raisons d’être confiant, lui qui est non seulement un député fort apprécié dans le comté, mais aussi mis à l’avant-plan par François Legault et la CAQ.