Portrait de la circonscription Anjou - Louis-Riel

Lorsque l’on regarde l’ensemble de la circonscription électorale Anjou — Louis-Riel, la première chose qui nous frappe est sa composition équilibrée entre habitations, quartiers industriels, centres commerciaux et tours à bureaux. Peu de districts à Montréal peuvent se targuer d’être aussi équilibré et aussi axé sur l’électeur moyen, soi ses loisirs, son habitat et son travail. ! [Photo-du-golf-d-Anjou] (/content/images/2018/09/Photo-du-golf-d-Anjou.jpg)

D’ailleurs, les deux principales caractéristiques de cette circonscription sont principalement inscrites dans la moyenne :

• La langue française se porte relativement bien, puisque 74,2 % de sa population parle français comme langue d’usage à la maison. La moyenne du Québec est de 82.3 %.

• Les revenus engendrés par ses citoyens sont légèrement plus pauvres que ceux des autres circonscriptions. Le pourcentage de particuliers possédant un salaire annuel se situant entre 59 000 $ et moins par année est de 82,4 % alors que la moyenne de notre belle province est de 79,4 %.

Quant au quartier industriel de la circonscription Anjou-Louis-Riel, ses activités sont diversifiées et sont, en sommes, représentatives des secteurs industriels que l’on retrouve un peu partout au Québec. Comme nous explique Daphné Ferguson — Directrice des affaires publiques et gouvernementales de la Chambre de commerce de l’est de Montréal :

« Ici dans le parc industriel d’Anjou on trouve de tout. On peut retrouver des industries dans le domaine de la fabrication, de l’agroalimentation, de l’entreposage ou même dans le domaine des produits environnementaux, que l’on pense aux polystyrènes Polystivert ou de la récupération agricole avec les jus Loop. »

! [Photo-des-serres-sur--difice-industriel-rue-Parkway-1] (/content/images/2018/09/Photo-des-serres-sur--difice-industriel-rue-Parkway-1.jpg)

Cependant, ici sommeille un volcan

Pourtant, tel un volcan qui est sur le point d’entrée en éruption, d’autres données relativement nouvelles nous amènent un portrait des enjeux forts différents pour la circonscription d’Anjou Louis-Riel, et ce dès cette année.

En dépit des apparences, Anjou-Louis-Riel possède un taux de chômage élevé malgré ses activités industrielles et commerciales. En 2016, la circonscription démontrait un taux d’inemploi de 9,5 % soit légèrement supérieur à des taux similaires que l’on pourrait retrouver à Laviolette-Saint-Maurice (9,4 %) ou à Lac-Saint-Jean (9.5 %).

Bien que ce taux de chômage se résorbe (il était de 10,3 % en 2011), un autre facteur pourrait aggraver la situation.

La venue de tarifications douanières possibles provenant des États-Unis, faisant suite à un éventuel échec de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA), pourrait entraîner un ralentissement des industries de fabrication, d’entreposage et de transports dans le parc industriel d’Anjou.

Néanmoins, c’est sous un plan démographique que la donne risque de changer considérablement.

Selon Daniel Duranleau, directeur général de la Table de concertation Anjou ;
« Un des aspects qui commencent sérieusement à nous préoccuper est le vieillissement de la population. Selon nos estimations, un peu moins de 25 % de la population est âgée de 65 ans et Anjou-Louis-Riel n’a aucun hôpital et aucun foyer pour personnes âgées. »

Notons que les quatre candidats députés provenant des principaux partis sont :
Lise Thériault – Parti libéral du Québec
Karl Dugal – Parti Québécois
Michèle Gamelin – Coalition avenir Québec
Marie-Josée Forget – Québec Solidaire

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