Vachon : La congestion routière comme source d'inquiétude

Alors que l’entreprise Molson déplace son usine sur le territoire de St-Hubert, des conseillers municipaux voient d’un bon œil le développement de l’arrondissement longueillois seulement si on y règle d’abord les gros problèmes de circulation.

C’est la crainte émise par Jacques Lemire, le conseiller municipal du district de Laflèche, qui se dit heureux d’apprendre que « des centaines de personnes vont se trouver un emploi » mais que « ça risque de boucher complètement les boulevards qui sont déjà bien congestionnés ». Selon M. Lemire, les boulevards Cousineau et Maricourt connaissent des problèmes de trafic quotidiens considérables, et c'est sans compter les problèmes de circulation sur les boulevards Taschereau et de Chambly, qui sont tout aussi importants pour la mobilité à St-Hubert mais ne se trouvent pas complètement sur le territoire de Vachon.

Nathalie Boisclair, conseillère du district du Vieux-St-Hubert-de la Savane, abonde en son sens : « on fait des demandes au ministère pour prioriser ces chantiers-là, mais on attend toujours ! » affirme-t-elle, rejointe par téléphone en plein trafic de l'heure de pointe non-loin de Vachon.

Le boulevard Cousineau est une artère importante de St-Hubert qui relie notamment le chemin de Chambly, principale route de Longueuil, à l'Autoroute 30. 

Si l'implantation de l'entreprise Molson dans la région « va déplacer des gens vers les environs et aider le marché de l’immobilier », comme l'affirme le conseiller municipal Jacques Lemire, le développement de l'Aérogare de St-Hubert pour accueillir des avions de ligne pourrait être tout aussi important pour l'arrondissement.

« C’est bien de faire du développement, mais il faut commencer par pouvoir entrer et sortir du territoire », souligne Jean-François Boivin, qui siège à la fois sur le conseil d'administration du Réseau de transport de Longueuil (RTL) et comme conseiller municipal du district des Maraîchers, à St-Hubert.

Selon lui, le développement d'aussi grosses industries risque de « ramener des camions de livraison supplémentaires, ce qui va surcharger les voie routières » prévoit-il.

Les différents conseillers municipaux s'entendent tous pour dire que l'un des développements cruciaux de la Rive-sud de Montréal passerait par l'augmentation de la mobilité en banlieue. « Déjà que les gens contournent la ville par l'Autoroute 30, que le port de Montréal déménage ses activités à Contrecoeur et qu'on connait déjà beaucoup de congestion sur la route, ça ne peut pas continuer comme ça », constate Jean-François Boivin pour qui l'alternative à ces problèmes réside dans le développement des transports en commun.

L'Autoroute 30, sur laquelle affluent les boulevards de Chambly et de Cousineau ainsi que l'autoroute 116, fait circuler plus de 20 000 véhicules par jour. 

« Il nous faut plus de vision à long terme, on construit des nouveaux développements, des quartiers écologiques, mais il n'y a pas d’autobus pour les desservir. affirme M. Boivin. Ce serait facile d’intégrer des stationnements incitatifs au-delà de la 30 pour attirer les gens de Chambly ou de Carignan, par exemple! » propose-t-il.

Tout comme ses homologues de St-Hubert, Jean-François Boivin s'attend à de l'écoute et de la proactivité de la part du prochain député de Vachon en terme de mobilité.