Élections Québec 2018 - Saint-Laurent : un affrontement sans concession

Depuis le déclenchement de la campagne électorale québécoise le jeudi 23 août 2018, le comté de Saint-Laurent connaît une ambiance particulière et est décoré par des affiches électorales de toutes sortes. Cette campagne est d’ores et déjà en marche et vibre rythmiquement.

Le train-train quotidien des électeurs devant la station de métro Côte-Vertu

Situé au nord de l’île de Montréal, Saint-Laurent fait partie de 125 circonscriptions. La Coalition Avenir Québec (CAQ) représentée par le candidat Marc Baaklini (CAQ) et le Parti Québécois (PQ) représenté par le candidat Elias Dib Nicolas (PQ) croisent le fer à coups d’idées politiques dans ce comté.

À en croire les analystes, la lutte est chaude entre les deux partis en vue du 1eroctobre. Les bénévoles de deux partis font du porte-à-porte et rivalisent d’ardeur, d’esprit, de générosité, d’élégance et de créativité.

Homme d’affaires bon teint, Marc Baaklini (CAQ) a fait un grand saut dans la politique en choisissant la Coalition Avenir Québec. Il compte mettre son expertise au service de la politique en créant des emplois dans Saint-Laurent. Longtemps considéré comme un partisan du Parti Libéral du Québec (PLQ), le candidat de la CAQ a changé son fusil d’épaule et entend participer au changement de la société québécoise sous les couleurs de la Coalition Avenir Québec.

Son adversaire, Elias Dib Nicolas (PQ), originaire du Liban, a été marqué par l’hospitalité des Québécois, et du fait que le Québec soit une terre d’harmonie. Le Québec qui prône le respect, la tolérance et l’ouverture à la diversité séduit Elias Dib Nicolas. Ainsi, il fait siennes les valeurs de la société québécoise et se joint au Parti québécois pour faire avancer la cause du Québec.

Sur le terrain, jour après jour, on assiste à un choc d’idées, les candidats s’affrontent sans merci. La campagne électorale va bon train, et les avis sont partagés. Chaque électeur y va de sa perception, de ses convictions et de ses opinions politiques. La campagne électorale a atteint le point de non-retour, sans forcer.

Le débat sur l’immigration est vif dans Saint-Laurent qui regorge plusieurs ethnies, et il y a des attaques partout. S’il y a un sujet qui attise les débats, c’est l’immigration. Sans aucun doute, c’est un enjeu de la campagne par rapport à la main-d’œuvre. Cela détourne l’électorat selon la CAQ.

Les gens ont des inquiétudes sur l’intégration des immigrés ou sur les accommodements. C’est raison pour laquelle la CAQ propose d’accueillir moins d’immigrants. En outre, le cadre financier de la CAQ est critiqué et fait l’objet de conversation dans les cafés, dans la rue et dans certains quartiers. Et la question de médecins spécialisés est sur toutes les lèvres.

Dès lors, le PQ prend le contre-pied de cette vision et riposte constamment aux propositions de la CAQ. Au-delà des enjeux électoraux dans le comté, Elias Dib Nicolas promet au nom du Parti Québécois un tarif unique de 8,5$ en Centre pour la petite enfance (CPE) pour le premier enfant, et de 4$ pour le deuxième. Les autres enfants sont exonérés. Ensuite, le PQ veut régler l’hydre du logement en misant sur la construction de nouveaux projets locatifs à prix modique.

Le problème de logement est très criant à Saint-Laurent

De son côté, Marc Baaklini (CAQ) n’est pas pris au dépourvu pour répliquer au PQ. Il promet que la CAQ créera une allocation famille à hauteur de 760 millions de dollars. Les familles ayant deux enfants ou plus bénéficieront d’une allocation supplémentaire en fonction de leur revenu annuel. À titre d’exemple, une famille qui gagne 107 000$ ou moins pourra empocher 1200 $.

Bien que la CAQ caracole en tête de sondages, rien n’est gagné dans le comté. Les indécis peuvent créer la surprise. Les électeurs finissent par voter avec leur cœur. C’est aux électeurs de décider.

Une journée pas comme les autres en période électorale à Saint-Laurent