Québec Solidaire et le Parti Libéral du Québec militent en faveur de l’éducation dans Rosemont

Les promesses électorales émises par les différents partis sont bien reçues par le milieu, sans pour autant répondre à ses réels besoins.

La circonscription de Rosemont, qui englobe la partie nord-est de l’arrondissement de Rosemont – La Petite-Patrie, est particulière de par son profil sociodémographique; sa population, qui a un âge moyen de 41,4 ans et un revenu moyen des ménages de 63 682$ en 2016. On y retrouve notamment de jeunes familles, des électeurs âgés, ainsi que de nombreuses communautés culturelles, alimentées par les récentes vagues d’immigration qui touchent plusieurs quartiers de Montréal. Ces électeurs particuliers expliquent en partie les enjeux mis de l’avant dans la circonscription par les différents partis: la famille, les soins aux aînés, et, plus particulièrement, l’éducation.

La surpopulation des écoles est un enjeu important dans la circonscription

Québec Solidaire (QS) promeut l’éducation dans l’ensemble de sa campagne; il ne suffit que de penser à sa promesse électorale d’instaurer sa gratuité, des CPE jusqu’à l’université. Le solidaire Vincent Marissal mise dans ses engagements quant à l’amélioration de l’état des écoles, en mettant l’accent sur le retard du gouvernement qui, selon lui, devra mieux se fier aux données démographiques particulières de la circonscription. La candidate du Parti Libéral du Québec (PLQ), Mme Agata La Rosa, mise pour sa part sur l’ajout d’une deuxième personne pour venir en aide aux enseignants dans les classes, en plus de prévoir 2000 nouvelles places en service de garde.

Pour Mme Catherine Harel Bourdon, la présidente de la Commission Scolaire de la Ville de Montréal, les promesses des deux partis sont intéressantes, mais manquent de réalisme à un niveau particulier : celui de la main d’œuvre. « C’est certain que nous sommes d’accord avec l’ajout de ressources meubles, et que nous sommes favorables à avoir une personne supplémentaire dans les classes, mais encore faut-il que ces gens-là soient formés. Présentement, le milieu de l’éducation est en pénurie de main-d’œuvre […] Ça va prendre un comité national pour revaloriser tous les emplois dans le secteur de l’éducation ».

Plusieurs travaux d'agrandissement ont déjà lieu sur le site de diverses écoles de Rosemont

Un avis également partagé par M. Sylvain Cléroux, directeur de l’école Saint Marc dans Rosemont, qui déplore, quant à lui, que le milieu de l’enseignement ne soit pas très attrayant pour les futurs professionnels dans l’état actuel des choses. Tout comme Mme Bourdon, il n’est pas contre les idées apportées par QS et le PLQ, mais croit pour sa part que les promesses électorales concernant l’éducation, bien que pertinentes, aident plutôt à faire miroiter les différents partis à l’électorat, sans résoudre les réels problèmes présents dans le milieu de l’éducation. « C’est bien pratique d’avoir une deuxième personne en classe, mais avec le même montant investi d’une autre façon, on pourrait, par exemple, essayer de réduire le ratio d’enfants par classe en en faisant cinq plutôt que quatre. Les écoles de Rosemont sont surpeuplées en ce moment […] Oui, c’est certain que les ressources sont rentrées depuis deux ans, mais est-ce que c’est le meilleur moyen de les utiliser? Ça reste à voir ».