Sainte-Rose : Un besoin d'aménagement

La circonscription de Sainte-Rose à Laval a été créée en 2011 et est venue s’ajouter aux cinq autres déjà en place dans la ville. Son nom provient de Rose de Lima, une Péruvienne dévouée à sa communauté dans les années 1600.

Au moment d’écrire ces lignes, la circonscription de Sainte-Rose compte plus de six candidats en vue de l’élection générale le 1er octobre.

Le député sortant Jean Habel (Parti libéral du Québec) briguera un nouveau mandat. Christopher Skeete (Coalition avenir Québec), Simon Charron (Québec solidaire), Caroline Bergeron (Parti vert du Québec), Marc-André Constantin (Parti québécois) et Benoît Blanchard (Parti conservateur du Québec) sont les cinq autres candidats.

Le secteur compte plus de 72 000 habitants. Le nombre d’électeurs précis en vue de l’élection du 1er octobre n’a pas été révélé. Par contre, selon les données de statistique Canada datant de 2016, il avait plus de 54 000 citoyens âgés de 18 ans et plus.

Il s’agit d’une population plus aisée que la moyenne québécoise. Selon le site QC125, le revenu moyen des ménages se situe à un peu plus de 100 000 $ alors que la moyenne québécoise est d’environ 77 000 $.

Les enjeux

Les enjeux présents à Sainte-Rose varient d’un organisme à un autre. Il n’en demeure pas moins que l’environnement et la pauvreté reviennent souvent dans les discussions.

Le centre Éco-Nature est situé au 345, boulevard Sainte-Rose. (Crédit photo : Nicolas St-Germain)

Jean Lauzon, directeur de la mise en valeur, chez Eco-Nature souhaite que la protection et l’acquisition des berges et îles dans le secteur soient complétées.

Il mentionne aussi que plusieurs berges sont disponibles pour la baignade, mais que les secteurs ne sont pas aménagés en conséquence. « Il faut relier la Berge du Garrot et la Berge des Baigneurs, explique-t-il. Il faut que ça soit fonctionnel pendant les quatre saisons. »

L’Auberge du cœur L’Envolée loge au 1620, rue des Patriotes à Laval. (Crédit photo : Nicolas St-Germain)

De son côté, Pierre Ouellet, intervenant de suivi à l’Auberge du cœur L’Envolée, critique le manque de logements sociaux dans le secteur. L’auberge pour laquelle il travaille œuvre auprès des adolescents et adultes entre 16 et 22 ans en situation d’itinérance. Ils sont en contact avec plus de 300 jeunes mensuellement.

Il voit donc passer plusieurs personnes qui ont besoin de logements sociaux pour leur permettre de se sortir de la rue. « 70 % des personnes qui quittent en logement après être passées nous voir sont en précarité après seulement deux ou trois mois, raconte-t-il. Et ils sont de retour à la rue après cinq ou six mois. »

L’intervenant siège aussi au conseil d’administration d’un organisme à but non lucratif, Habitation l’envolée, qui travaille sur un projet d’environ 30 logements sociaux. « Nous avons déjà le terrain, nous avons les fonds pour commencer à construire, mais ça bloque depuis quatre ans au niveau administratif », critique-t-il en ajoutant que la Ville et les autres organismes impliqués se lancent la balle.

Le manque de financement des organismes communautaires est aussi un problème selon Pierre Ouellet.

Le manque d’espace aménagé pour les piétons dans le vieux Sainte-Rose fait aussi réagir Jean Lauzon. « On doit rendre [le vieux Sainte-Rose] plus accessible aux piétons qu’aux automobiles », termine-t-il.

Photo prise dans la circonscription de Sainte-Rose. À l'arrière, on aperçoit les autres candidats.