Course serrée dans Pointe-aux-Trembles

Une lutte à deux se dessine à Pointe-aux-Trembles, alors que la députée péquiste sortante, Nicole Léger, ne sollicite pas de nouveau mandat. Le candidat-vedette du PQ, Jean-Martin Aussant, est au coude-à-coude avec la candidate de la Coalition avenir Québec et actuelle mairesse de l’arrondissement, Chantal Rouleau.

Selon les plus récents sondages, moins d’un point de pourcentage séparerait les deux candidats, loin devant le Parti libéral et Québec solidaire.

Circonscription de l’extrémité est de la ville, Pointe-aux-Trembles est aux prises avec de nombreux enjeux d’accessibilité aux transports en commun. « Pour la desserte à l’interne, les circuits sont longs et les temps d’attentes sont longs. […] Pour se rendre au métro, c’est très long », affirme l’agent de développement à la Corporation de développement communautaire de la Pointe René Rivest. On doit compter environ vingt minutes en transport en commun pour se rendre à la station de métro la plus près, Honoré-Beaugrand.

Présentement, 18,6 % des habitants de la circonscription prennent plus d’une heure pour se rendre au travail chaque jour, ce qui en fait l’une des pires moyennes de la province.

La ligne d'autobus 81 est en service depuis le 27 août dernier | photo: Camille Payant

Une légère amélioration du service a toutefois été observée dans les derniers jours, alors qu’une nouvelle ligne d’autobus a été inaugurée afin de desservir l’axe nord-sud de l’arrondissement. « Il y a des démarches depuis plus d’un an pour la desserte, pas nécessairement celle jusqu’au centre-ville, mais aussi la desserte intérieure. On en est venu à implanter quelques changements », explique Isabelle Tremblay, de la Société de transport de Montréal (STM).

« C’est le nerf de la guerre, le transport. Avec le transport, tu fais revivre l’économie », ajoute pour sa part la conseillère de ville pour Pointe-aux-Trembles Suzanne Décarie.

Autrefois reconnu pour ses nombreuses raffineries, le secteur n’en compte désormais que deux. Les emplois disponibles ont donc grandement diminué dans la dernière décennie.

« Le développement économique du territoire prend beaucoup de temps », affirme René Rivest, qui souhaiterait voir une économie plus verte dans le secteur.  

Accès aux soins

L’accès à des ressources en santé est encore très long dans la circonscription, qui ne compte pas d’hôpital à sa disposition. « Ça peut prendre jusqu’à deux ans, même si on est inscrit au registre des médecins de famille du territoire », constate Suzanne Décarie.

En décembre dernier, la députée sortante Nicole Léger, elle-même sur une liste d’attente, avait questionné le ministre de la Santé Gaétan Barrette à ce sujet.

Depuis, le ministre a ouvert une superclinique sur le territoire. Celle-ci semble avoir « amélioré les choses », selon René Rivest. Un avis qui n’est pas partagé par la conseillère de la Ville. « Je ne sais pas si les gens sont vraiment au courant, parce qu’on n’en a pas entendu parler », analyse-t-elle par rapport à ses discussions avec les habitants de Pointe-aux-Trembles.

La Polyclinique Pointe-aux-Trembles est la seule superclinique de l'est de la ville | photo: Camille Payant

Cette accessibilité deviendra de plus en plus un enjeu dans la circonscription, puisque 21 % des personnes seraient des aînés d’ici 2036. « C’est l’endroit où le processus de vieillissement s’accélère le plus rapidement à Montréal », projette Suzanne Décarie.

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