Un enjeu routier important touche le comté de Beauharnois

Alors que l'omni-présence des véhicules lourds circulant sur le boulevard Monseigneur-Langlois situé à Salaberry-de-Valleyfield embête citoyens et commerçants, les électeurs de la circonscription de Beauharnois devront imminemment faire un choix quant à leur prochain député.

Comptant plus de 57 000 habitants, la circonscription montérégienne de Beauharnois compte cinq villes et municipalités, soit celles de Saint-Louis-de-Gonzague, Salaberry-de-Valleyfield, Saint-Étienne-de-Beauharnois, Beauharnois et Saint-Stanislas-de-Kostka.

Cette année, six candidats luttent à l'occasion de la présente campagne électorale.  Il est question de Mireille Théorêt (Parti québécois), Claude Reid (Coalition avenir Québec), Félix Réhaume (Parti libéral du Québec), Pierre-Paul Saint-Onge (Québec solidaire), Tommy Mathieu (Citoyens au pouvoir du Québec) et François Mation (Nouveau Parti démocratique du Québec).

À noter que la candidate péquiste ne prend part à la course que depuis le 8 septembre dernier.  En effet, le député sortant, Guy Leclair, a décidé de retirer sa canidature trois jours plus tôt ayant été accusé en juillet dernier d'avoir conduit avec les facultés affaiblies et d'avoir omis d'obtempérer à une demande d'un policier.  Comme mentionné dans le journal Saint-François, Mme Théorêt tient à mettre l'épaule à la roue pour que le Parti québécois puisse conserver le comté Beauharnois.  M. Leclerc y était député depuis les dix dernières années.

Une ville paralysée

L'achalandage causé par la quantité importante de véhicules lourds qui circulent sur le boulevard Monseigneur-Langlois, une des artères princpales de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, constitue un des enjeux à soulever au sein du comté.  Depuis l'ouverture du nouveau tronçon de l'autoroute 30, s'étendant de Brossard à Vaudreuil-Dorion, les véhicules lourds se servent du boulevard Monseigneur-Langlois comme voie de contournement afin d'éviter le poste de péage du pont Serge-Marcil sur l'autoroute 30.  

Enseigne située à l'entrée du poste de péage à l'extrêmité du pont Serge-Marcil.

En guise de solution temporaire, le Ministère des Transports du Québec a interdit l'accès aux véhicules lourds dans la voie de gauche de 7h à 19h.  Le MTQ est en train d'étudier la question, alors que la congestion demeure importante.

Enseigne indiquant l'interdiction d'accès aux véhicules lourds à la voie de droite entre 7h et 19h.

Le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, est conscient de la situation alarmante et des problèmes d'embouteillages et d'endomagement de la route qu'elle occasionne.  Il se dit toutefois impuissant: «Le boulevard Monseigneur-Langlois est une route de juridiction provinciale.  La Ville ne peut donc pas réglementer la circulation sur cette route urbaine», signale-t-il.  

M. Lemieux a tout de même une mesure à proposer: «Il faudrait que ce ne soient que ceux qui ont des livraisons à faire dans la ville qui puissent avoir accès au boulevard.», soutient le maire campivallensien.

Des commerçant souffrent des embouteillages

Il faut également savoir que ces difficutlés de circulation ne touchent pas que les automobilistes.  Elles touchent aussi les nombreux commerces situés tout le long du boulevard.  Le propritétaire du Canadian Tire de Salaberry-de-Valleyfield, Michel Choinière, relève que ce fléo local est susceptible de lui faire perdre de la clientèle.  

«À certains moments de le journée où le boulevard est le plus engorgé, les personnes âgées ne se rendent plus sur le boulevard pour venir magasiner chez nous», dénote-t-il.  Il explique que les véhicules lourds ne laissent que très peu entre chacun d'eux.  «Les personnes âgées et les nouveaux détenteurs de permis de conduire craignent d'emprunter le boulevard», insiste M. Choinière.

Égoportrait de moi-même sur la rue Principale située à Saint-Louis-de-Gonzague.