Des dossiers récurrents à Montarville

Réunis dans la Mount Bruno United Church et devant une armée de têtes grisonnantes, les candidats  ont débattu des sujets chauds de cette élection lors du premier débat électoral de la circonscription de Montarville dimanche dernier.

Défusionner avec Longueuil et l’accès aux soins médicaux sont les principaux enjeux ayant provoqué l'engouement de la foule présente pour discuter de l’avenir d’une des circonscriptions les plus riches et éduquée du Québec.

Joint à l’agglomération de la ville de Longueuil en 2006 aux côtés de Boucherville, Brossard et St-Lambert, la municipalité de Saint-Bruno-de-Montarville est une des villes les plus touchées par cette mesure.

De 2002 à 2011, une maison moyenne de Saint-Bruno-de-Montarville a vu son compte taxe bondir de 75%. À Sainte-Julie, membre de la municipalité régionale de comté voisine de Lajemmerais l’augmentation atteint 32% pour la même période selon un reportage de Radio-Canada.

Les service policiers sont un des nombreux service associés aux agglomérations.

Boucherville, deuxième ville intégrée à la circonscription de Montarville,  ne partage pas le même combat de Saint-Bruno-de-Montarville.

Boucherville est la seule ville à ne pas avoir uni sa voix lorsque les autres maires ont menacé le ministre des Affaires municipales de réformer l’agglomération sous peine de devoir défusionner.

La plus grande plainte relève du manque de poids décisionnel de la ville de Mont-Saint-Bruno pour sa contribution aux coffres de l’agglomération. << On veut une nouvelle gouvernance équitable>>, commente le Vice-président de l’Association des propriétaires de Saint-Bruno (APSB), Bernard Leprohn.

Un accès à la santé difficile

Les Montarvillois vivent un problème d’accessibilité à la santé. Plusieurs résidents nécessitant un transport ou des soins hospitaliers sont redirigés à Sainte-Hyacinthe.

Malgré la proximité des hôpitaux de Pierre-Boucher et de Charles-LeMoyne à Longueuil, plusieurs résidents doivent faire un détour de plus de 40 kilomètres pour trouver des soins.

Les Montarvillois sont agglomérés à la ville de Longueuil pour les services de police ou d’incendie, mais pour la santé, c’est à la ville de St-Hyacinthe. << C’est complètement illogique>>, témoigne Bernard Leprohn.

Le manque de médecins de famille se fait aussi ressentir. La circonscription possède le pire bilan de couverture des médecins de famille aux Québec touchant 76%. des résidents. <<On avait trois cliniques avant, mais elles ont toutes fermées>>, soulève M. Leprohn.


Le Centre de répit Aux Quatre Poches dénonce aussi un manque de ressource. Seulement 30% des frais d’opérations sont financés des subventions publiques.

Le centre de répit Aux Quatre Poches à Boucherville

La directrice adjointe programme 21 ans et plus, Emmanuelle Léger-Provost, dénonce le manque de financement de son programme. << Les activités de jours ne sont pas subventionnées. Nous devons nous financer nous-mêmes>>.

Le financement du communautaire est selon la Mme Léger-Prévost un aspect à ne pas négliger dans les prochaines élections. << Pour le moment, il y a seulement la CAQ qui a proposé du financement pour les centres de répits>>, se désole la directrice adjointe.