Laporte est ouverte au Parti libéral

Selon les dernières prédictions électorales, le Parti libéral du Québec (PLQ) remporterait encore une fois haut la main les élections provinciales dans la circonscription de Laporte, sur la Rive-Sud de Montréal, pour un 11e mandat consécutif.
La circonscription, créée en 1972, a été nommée en l’honneur de Pierre Laporte, un avocat, journaliste et homme politique québécois dont l’enlèvement et le meurtre par un membre du Front de libération du Québec en 1970 avaient été au cœur des événements de la crise d’Octobre. Sa députée actuelle, Nicole Ménard, est en poste depuis 2007 et se présente pour un cinquième mandat, en opposition avec Jacinthe-Ève Arel de la Coalition avenir Québec, Claude Lefrançois de Québec solidaire ainsi qu’Annie Lessard du Parti Québécois.

« J’aimerais me marier une seconde fois », peut-on lire à travers les messages de l’arbre aux souhaits d’un espace vert de Saint-Lambert. | Rosalie Dion

De nouveaux engagements environnementaux

Selon le président adjoint du Réseau écocitoyen de Saint-Lambert, Dominique Lebeau, les candidats doivent avoir un positionnement clair quant aux mesures environnementales. L’organisme sans but lucratif (OSBL) a d’ailleurs fait interdire les sacs de plastique dans la Ville de Saint-Lambert en avril 2018 et compte faire réagir les politiciens sur différents thèmes environnementaux. Pour le regroupement citoyen, les déplacements alternatifs doivent être abordables et attrayants pour la population. « Il faut financer les pistes cyclables, sécuriser les coins de rue et offrir plusieurs options de transports alternatifs », explique le co-porte-parole. L’agriculture à circuit court représente également un enjeu primordial à l’aube des élections. « Selon moi, c’est dans le rôle de l’état de promouvoir une alimentation locale », ajoute-t-il.

Claude Lefrançois, candidate pour Québec solidaire, est vétérinaire à vélo depuis près de 30 ans. | Gracieuseté

Réduire le bruit

Pour l'organisme Silence Saint-Lambert, il est primordial de réduire la pollution sonore en provenance de l’île de Montréal, et plus particulièrement du Parc Jean-Drapeau. Le membre exécutif Christophe Malaterre croit que le nombre de concerts devrait être diminué pour ne pas incommoder les habitants et surtout les familles qui vivent en banlieue. L’OSBL a fait circuler plus tôt cette année une pétition pour la réduction du bruit qui a récolté plus de 400 signatures. « Il y a beaucoup de solutions. Ailleurs dans le monde, en Australie, par exemple, ils ont mis sur pied un système de crédit du bruit qui oblige les organisateurs d’événements à réduire la pollution sonore sous peine d’amendes », explique-t-il.

La sécurité aux enfants

L’enseignante de musique au secondaire et résidente du Vieux Greenfield Park Josée Labelle considère quant à elle que son secteur doit être plus sécuritaire pour les enfants. « Je vis devant une école et j’ai demandé à ma municipalité de mettre un dos-d’âne sur ma rue pour assurer la sécurité des nombreux élèves qui traversent la rue, explique-t-elle. Mais on m’a refusé cette demande ». Pour ce qui est de l’école Saint-Edmond, où elle enseigne depuis quelques années, « le problème ne vient pas de l’école, mais plutôt de la Commission scolaire Marie-Victorin. Le toit coulait dans ma classe et les réparations se sont longuement fait attendre », conclut-elle.

De nombreux automobilistes ont pu dévisager cette jeune femme qui semblait idolâtrer Nicole Ménard. | Antoine Monzerol
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Rosalie Dion

J'aime porter attention aux petits détails, comme en remplissant cette biographie. Si j'étais un légume, je serais une courge butternut.